Le 21 mars 2018

Retour aux sources du Headbanging

Vous connaissez tous le headbanging, secouage de cheveux en règle qu’on aime pratiquer lors de nos concerts préférés. Sans tomber dans le cours d’histoire, vous souhaitez en savoir un peu plus sur le sujet ? Vous allez être déçus puisque ses origines exactes sont plus que floues ! Petit tour d’horizon du headbanging, entre mythe et croyance.

Asphyx en plein headbang

Headbangers !!!

Headbanger en chef

Difficile de remonter à l’origine exacte du mouvement puisque les groupes eux-mêmes n’en sont pas sûrs. On en retrouve des traces dans les concerts des 70’s comme chez Led Zeppelin ou Deep Purple par exemple mais aussi AC/DC ou Motorhead. (Motor’head’, ‘Head’bang, vous l’avez ?). Néanmoins, on notera que le terme et le style sont rapidement passés dans le langage courant des métalleux puisque MTV programma une émission Headbangers Ball à la fin des années 80. Au programme ? Des clips orientés métal, avec plein de headbang évidemment.

 

Style de Headbang

S’il est compliqué de remonter aux origines du headbang, voyons si on a plus de chance avec les différents styles. Personnellement j’aurais tendance à dire que le vrai style consiste à bouger sa tête au rythme de la musique mais, manquant cruellement de sens du rythme, j’ai conscience que ce n’est un exploit que pour moi. Alors, plutôt shake de cheveux circulaires, grand pilonnages de tête d’avant en arrière ou side to side ? Il existe en fait bien des variantes mais, souvent, tout dépend des groupes que vous écoutez. Si on retrouve des bons vieux up & down chez tous les groupes et leurs fans, certains ont leur petite préférence.

Vidéo amateur postée par un fan de Cannibal Corpse où on voit George « Corpsegrinder » Fisher en pleine démonstration de circular swing. Quelqu’un a le même style chez les Headbangers ? Je vous mets au défi d’enchaîner avec une telle rapidité !

 

Vous avez remarqué comme les membres de Slipknot pratiquent tous les styles ? En un concert, on peut voir aussi bien du side to side, que du whiplash ou body bang.

 

Et Headbang dans tout ça ?

Vous l’avez remarqué dans notre programmation, chez Headbang on adhère à toutes les déviances du metal. C’est pareil pour le headbanging. Que ce soit à grand coup de cheveux ou en secouant son crâne au rythme d’une batterie enflammée, on aime que ça bouge lors des concerts.

On a demandé à Matt, le président de l’asso, comment il a choisi ce nom à l’époque. Pour lui, c’était une évidence. Le Headbang représente vraiment la diversité qu’il y a dans le metal et ce qui nous rapproche en tant que métalleux.

« C’est un trait d’union entre les origines du métal (hard rock, heavy métal) et le métal actuel avec sa nébuleuse de styles. C’est fédérateur et clivant a la fois. Le headbanging est a la fois un code social et répond a un instinct. Toute notre programmation en un seul mot ! »

 

Une pensée pour vos cervicales délicates

Mon ostéopathe et ma déontologie de « grand » reporter me poussent à poser la question : le headbanging est-il mauvais pour la santé ? Sur une échelle de one-to-hell, je vais tenter d’éclaircir le flou autour de la pratique.

Step one : foutaises

Des années de headbanging à tout va en concert et les millions de pratiquants à travers le monde le prouvent ; si c’était dangereux, on serait tous morts, et ce n’est visiblement pas le cas.

Step two : le torticolis du lendemain

En même temps que vous émergez de votre possible gueule de bois post concert, une douleur aux cervicales se fait sentir. À mi-chemin entre la petite courbature et l’impression qu’un avion de chasse a atterri sur votre nuque, la douleur est bien présente. Ça finit toujours par passer mais vous commencez à ressentir le poids avec le temps.

Step three : scale to hell

Il arrive malheureusement qu’on trouve des cas plus graves. Il est difficile de faire le lien direct entre la pratique du headbanging et les cas de traumas divers, mais le risque reste à prendre en compte. On peut citer notamment le Japonais Yoshiki qui s’est fait poser des prothèses cervicales en 2017 suite à de nombreux problèmes.

 

Recommandations pour un safe headbanging

Tel un sportif de haut niveau, il est peut-être de temps à penser aux échauffements et étirements. Avant et après les concerts, ainsi que le lendemain, pensez à vous étirer calmement afin de préserver vos muscles malmenés par cet effort inhabituel. Pensez également à boire beaucoup d’eau, surtout le lendemain afin d’améliorer le drainage dans les tissus. Bonne nouvelle, on me souffle très sérieusement que la consommation de bière pendant le concert aiderait à la récupération, avec modération bien sur !

 

Alors, vous êtes plutôt de quelle école ?

 

Pour en savoir un peu plus, nous vous recommandons cet article Wikipédia ainsi que celui de Konbini